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Après environ 18 ans passés en équipe nationale, Daouda Kader Traoré a décidé de mettre un terme à sa carrière de compétiteur. Ceinture noire 5e dan, le karatéka burkinabè entend désormais consacrer son expérience à la formation et à l’accompagnement de la relève. Entre souvenirs de combats, regrets d’un podium mondial manqué et ambitions dans le coaching, il revient sur les moments forts d’un parcours marqué par la résilience, la discipline et la transmission.
Lefaso.net : Vous avez décidé de mettre un terme à votre carrière après plusieurs années de pratique et une ceinture noire 5e dan. Pourquoi avez-vous choisi ce moment pour tourner la page ?
Daouda Kader Traoré : D’abord, ce n’est pas à ma carrière sportive que j’ai mis fin. C’est à ma carrière en tant que compétiteur que j’ai décidé de mettre un terme. Sinon, le sport, je suis toujours dedans. Je dors dans le sport, je me réveille dans le sport, j’aime beaucoup le sport. Ma vie se résume presque au sport. Je me suis dit que cette décision devait être mûrement réfléchie avec mon encadrement, l’équipe fédérale et aussi mes parents, notamment mon père, qui est également mon formateur.
Après avoir compétit avec l’équipe nationale pendant plus de 18 ans, puisque j’ai connu ma première sélection en 2009, et après avoir fait mes preuves sur les plans national et international, je me suis dit que c’était le moment de raccrocher et de me concentrer aussi sur ma vie, surtout sur le plan sportif, tout en laissant la place à certains jeunes de s’exprimer.
Quand tu es dans la catégorie des moins de 84 kg, il y a certains jeunes qui évoluent dans cette catégorie et qui n’ont pas vraiment l’opportunité de s’exprimer sur le plan international. Certains sont obligés de changer de catégorie, tandis que d’autres sont carrément contraints d’abandonner. J’ai donc décidé de laisser la place à ces jeunes afin qu’ils aient la chance de découvrir ce qu’ils valent et ce qu’ils peuvent faire. Lorsque vous regardez votre parcours, quels sont les exploits et les moments qui vous rendent le plus fier ?
Ce qui me rend fier, c’est déjà cet esprit de combativité que j’ai eu durant toute ma carrière de compétiteur. Mes derniers combats, notamment ceux de 2023, 2024 et 2025, resteront toujours gravés dans ma mémoire. Je pense que la plupart de mes finales étaient des combats au cours desquels j’étais mené au score. J’ai eu le public qui me soutenait et m’encourageait dans ces moments-là. Mais j’ai également développé cette capacité de résilience et de combativité qui m’a permis de renverser le score et de remporter ces combats.
Cela m’a fait comprendre que, dans la vie, peu importe la situation dans laquelle on se trouve, si on a toujours une chance de s’exprimer, il faut continuer d’essayer de changer les choses jusqu’à la dernière minute. Cela m’a vraiment permis de comprendre qu’il faut avoir un mental suffisamment fort pour affronter toutes les épreuves
Vous avez connu des compétitions, des victoires et certainement des moments difficiles. Quel a été le combat ou la compétition qui vous a le plus marqué au cours de votre carrière ?
C’est le championnat d’Afrique de 2018, à Kigali. Je revenais à la compétition après avoir passé une année sans combattre. Je venais tout juste de reprendre. Mon volume d’entraînement n’était pas encore atteint et, sur le plan des capacités physiques, je n’étais pas au meilleur de ma forme.
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