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Chaque matin, recevez gratuitement toute l'actualité du jour par mail. Inscrivez-vous à la newsletter. Publié le lundi 28 septembre 2026 à 16h53min

À 19 jours de l’ouverture de Le Faso

À 19 jours de l’ouverture de Le Faso Digital 2026, nous poursuivons notre série consacrée aux femmes et aux hommes qui construisent le Burkina numérique. Cent personnalités, cent parcours. Aujourd’hui, nous mettons à l’honneur Ali Drissa Badiel, ingénieur réseaux et télécommunications, expert en cybersécurité et représentant de l’Union internationale des télécommunications (UIT) pour l’Afrique de l’Ouest, dont le parcours traverse trois décennies de transformation numérique, depuis la construction des premières infrastructures Internet du Burkina Faso jusqu’aux grands enjeux de connectivité, de cybersécurité et de gouvernance numérique à l’échelle africaine.

Il fut un temps où se connecter à

Il fut un temps où se connecter à Internet au Burkina Faso n’était pas un geste ordinaire. Pas de fibre jusqu’à la maison. Pas de 4G dans la poche. Pas de vidéo en streaming. Pas de réseaux sociaux. Et encore moins de smartphone permettant de consulter en quelques secondes un serveur situé à l’autre bout du monde. Il fallait d’abord construire la porte d’entrée.

En 1996, un jeune ingénieur réseaux et télécommunications

En 1996, un jeune ingénieur réseaux et télécommunications rejoint l’ONATEL et participe à la réalisation du Nœud national d’accès à Internet FasoNet. Son nom : Ali Drissa Badiel. Trois décennies plus tard, le même ingénieur travaille à une tout autre échelle : quinze pays de la CEDEAO, quarante-quatre pays d’Afrique subsaharienne pour certains dossiers techniques, des gouvernements, des régulateurs, des opérateurs et des organisations régionales. Entre ces deux époques se dessine une partie de l’histoire du numérique africain. Avant Internet, les mathématiques et la physique

Le numérique n’est pourtant pas le point de

Le numérique n’est pourtant pas le point de départ. Ce sont d’abord les sciences fondamentales. Après ses études secondaires scientifiques à Yamoussoukro, en Côte d’Ivoire, Ali Drissa Badiel poursuit son cursus à l’Université de Ouagadougou. Mathématiques. Physique. Il obtient un DEUG, puis une licence et une maîtrise de physique pure. En 1990, il décroche également le troisième prix aux Olympiades de mathématiques de l’Université de Ouagadougou. Puis viennent les télécommunications.

Après une première année d’ingénierie à l’École nationale

Après une première année d’ingénierie à l’École nationale supérieure des télécommunications de Bretagne, il poursuit sa formation à l’Institut national des télécommunications d’Évry, aujourd’hui Télécom SudParis. En 1996, il en sort ingénieur des télécommunications, option réseaux informatiques. Cette année-là correspond aussi au début d’une aventure qui dépasse largement sa trajectoire personnelle. 1996 : construire la porte d’entrée du Burkina sur Internet

De novembre 1996 à octobre 1999, Ali Drissa

De novembre 1996 à octobre 1999, Ali Drissa Badiel travaille comme ingénieur réseaux et télécommunications au département des services informatiques de l’ONATEL. Son CV mentionne explicitement sa participation à la réalisation du Nœud national d’accès à Internet FasoNet. Il en assure ensuite l’administration et la maintenance : routeurs, serveurs d’accès, Web, courrier électronique, DNS, authentification et support aux utilisateurs.

Pour comprendre l’importance de cette période, il faut

Pour comprendre l’importance de cette période, il faut oublier quelques instants l’Internet d’aujourd’hui. Un pays qui entre dans l’ère Internet doit disposer d’infrastructures capables de connecter ses utilisateurs aux réseaux mondiaux. Il faut des équipements. Des serveurs. Des routeurs. Des liaisons internationales. Des compétences pour administrer le tout. Et des ingénieurs capables d’intervenir lorsque quelque chose ne fonctionne plus. Ali Drissa Badiel fait partie de ceux qui travaillent alors dans ces coulisses techniques. Le Burkina commence à se connecter. Après Ouagadougou, Bobo-Dioulasso

Mais une porte nationale ne suffit pas. Encore

Mais une porte nationale ne suffit pas. Encore faut-il étendre progressivement l’accès. Dans le cadre de l’Initiative Internet pour l’Afrique, cofinancée par le PNUD et le Burkina Faso, Ali Drissa Badiel représente l’ONATEL comme chef de projet. Il participe à la rédaction du cahier des charges puis supervise et contribue à la réalisation du nœud FasoNet de Bobo-Dioulasso, ainsi que du Centre d’étude et de formation aux technologies de l’information (CEFTI) à l’École nationale des télécommunications.

La logique est déjà celle qui accompagnera toute

La logique est déjà celle qui accompagnera toute l’histoire de la connectivité nationale : ne pas concentrer Internet dans un seul point. Le faire circuler. Le rapprocher progressivement des territoires. Koudougou, Ouahigouya, Fada, Kaya…

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Source: leFaso.net
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