
Newsletter LeFaso.net
Chaque matin, recevez gratuitement toute l'actualité du jour par mail. Inscrivez-vous à la newsletter. Publié le lundi 28 septembre 2026 à 15h26min
Spots 

Chaque matin, recevez gratuitement toute l'actualité du jour par mail. Inscrivez-vous à la newsletter. Publié le lundi 28 septembre 2026 à 15h26min

La phase pratique de la 4ᵉ édition du Diplôme inter universitaire « Fièvres hémorragiques virales, arboviroses et épidémies émergentes et réémergentes en Afrique » (DIU-FHV) a officiellement débuté ce lundi 28 septembre 2026 à Ouagadougou. Pendant deux semaines, 52 professionnels de la santé venus de sept pays d’Afrique de l’Ouest vont confronter leurs acquis théoriques à des situations pratiques de gestion des urgences sanitaires. Une initiative destinée à renforcer les capacités régionales de détection, de prévention et de riposte face aux menaces épidémiques.
La cérémonie d’ouverture, placée sous la présidence du chargé de mission au ministère de la Santé, Dr Sylvestre Tiendrébéogo, a réuni notamment la chargée des urgences sanitaires à l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), Dre Inès Evelyne Da. L’évènement a été aussi marqué par la présence du coordonnateur du DIU-FHV, Pr Ismaël Diallo, ainsi que du directeur des enseignements et des innovations pédagogiques, représentant le président de l’université Joseph Ki-Zerbo, le Dr Ali Traoré.
Après plusieurs mois d’enseignement à distance, en plus du Burkina Faso, les apprenants venus du Bénin, du Mali, de la Côte d’Ivoire, du Sénégal, du Togo et du Niger entament ainsi la seconde étape de leur parcours, consacrée à la pratique. Pendant quatorze jours, travaux de groupe, démonstrations, jeux de rôle, visites et exercices de simulation leur permettront de tester leurs connaissances dans des conditions proches de celles rencontrées lors d’une urgence sanitaire.
Les récentes alertes sanitaires, a-t-il relevé, rappellent la nécessité de renforcer la surveillance, les capacités des laboratoires, la notification des cas et la coordination entre les pays afin d’assurer une riposte rapide et efficace.
Au-delà des connaissances théoriques, le responsable du ministère de la Santé a invité les participants à tirer profit des exercices et des échanges avec les formateurs et leurs collègues. L’objectif est que les compétences acquises puissent être directement mobilisées dans leurs pratiques professionnelles et contribuent à réduire les conséquences humaines et socio-économiques des crises sanitaires. Une réponse sous-régionale
La Dre Inès Evelyne Da a pour sa part replacé cette formation dans un contexte sanitaire régional marqué par la persistance des maladies émergentes et réémergentes. Elle a notamment évoqué la récente flambée de maladie à virus Ebola en République démocratique du Congo, soulignant que les mouvements de population et les échanges transfrontaliers rendent nécessaire une préparation qui ne s’arrête pas aux frontières nationales.
Dans cette perspective, elle a présenté le DIU-FHV comme un levier de renforcement des compétences dans plusieurs domaines, à l’instar de la surveillance, du diagnostic de laboratoire, de la prévention et du contrôle des infections, de la prise en charge clinique, de la communication sur les risques et de la coordination des urgences. La phase pratique doit précisément permettre aux apprenants de transformer ces connaissances en réflexes opérationnels. Pour l’OMS, l’enjeu est de disposer de professionnels capables non seulement de détecter précocement les menaces, mais aussi de contribuer efficacement à leur gestion lorsqu’elles surviennent.
La 4ᵉ édition réunit ainsi 52 professionnels issus des États membres de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA). Leur diversité constitue l’une des particularités de cette promotion. Médecins civils et militaires, épidémiologistes, infectiologues, biologistes, pharmaciens, vétérinaires, ingénieurs de santé et de logistique, spécialistes de la communication, journalistes et responsables des opérations d’urgence sanitaire prennent part à la formation.
L’intégration de journalistes constitue d’ailleurs une innovation de cette édition. Elle élargit la diversité des profils réunis autour de la préparation aux urgences sanitaires et souligne la place de la communication dans la gestion des crises. Des compétences à réinvestir sur le terrain
Chaque matin, recevez gratuitement toute l'actualité du jour par mail.
