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Chaque matin, recevez gratuitement toute l'actualité du jour par mail. Inscrivez-vous à la newsletter. Publié le dimanche 27 septembre 2026 à 23h38min

Lors de son entretien télévisé de 90 minutes

Lors de son entretien télévisé de 90 minutes face à la presse, le président du Faso, le capitaine Ibrahim Traoré, a défendu une ligne économique qui cherche à concilier l’initiative privée et le renforcement du rôle de l’État. Répondant aux critiques de certains acteurs économiques qui estimeraient être marginalisés, le chef de l’État a rejeté l’idée d’une politique hostile au secteur privé.

Pour lui, le problème ne réside pas dans

Pour lui, le problème ne réside pas dans l’existence du privé, mais dans un ancien modèle économique fondé sur la proximité avec le pouvoir politique, l’importation massive et l’abandon de secteurs essentiels. « Si quelqu’un du secteur privé pense qu’il se sent écrasé, c’est qu’il dînait avec les politiciens. C’est tout. Et nous, nous n’allons jamais permettre cela », a-t-il lancé.

Le président Traoré affirme plutôt vouloir orienter l’économie

Le président Traoré affirme plutôt vouloir orienter l’économie vers la satisfaction des besoins fondamentaux de la population. Il oppose ainsi les privilèges à l’intérêt collectif : « Nous avons dit qu’il n’y a pas de champagne pour certains, on veut de l’eau potable pour tout le monde. Il faut que les gens comprennent ca et changent de logiciel. Celui qui ne veut pas changer, sera toujours confronté à l’Etat. ». Cette formule résume une vision où l’action publique doit prioritairement servir le plus grand nombre.

Le chef de l’État appelle également les opérateurs

Le chef de l’État appelle également les opérateurs économiques à abandonner la logique d’importation au profit de la production locale et de l’exportation. S’appuyant sur l’exemple de l’industrie TEXFORCES Burkna Faso, il invite les commerçants qui importaient des pagnes à se tourner vers les unités nationales.

« Il est temps maintenant d’aller vers notre

« Il est temps maintenant d’aller vers notre usine, demander à produire le motif que tu veux, chercher des marchés à l’extérieur pour l’exporter maintenant, mais de ne plus aller importer, parce que tu vas venir tuer notre économie ». Dans cette perspective, comprend-t-on de son propos, le privé conserve toute sa place, à condition de participer à l’industrialisation du pays.

Par ailleurs, le président relève déjà des évolutions

Par ailleurs, le président relève déjà des évolutions dans la transformation agroalimentaire, notamment avec la multiplication de moulins et la fabrication locale de couscous de maïs. « Avant, on importait tout notre couscous, alors qu’on produit du maïs », a-t-il regretté. En revanche, Ibrahim Traoré assume une présence accrue de l’État dans les domaines jugés stratégiques, particulièrement les industries extractives. « L’État doit exploiter ses matières premières. C’est le rôle de l’État », a-t-il insisté. Erwan Compaoré Lefaso.net Un message, un commentaire ? L'abonnement est gratuit! Suivez nous sur les réseaux sociaux:

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Source: leFaso.net
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