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Chaque matin, recevez gratuitement toute l'actualité du jour par mail. Inscrivez-vous à la newsletter. Publié le mercredi 30 septembre 2026 à 12h00min

Dans les champs de la commune de Yako

Dans les champs de la commune de Yako, les cultures offrent une image encourageante malgré une campagne agricole marquée par des épisodes de sécheresse et une pluviométrie insuffisante. Maïs, niébé, arachide, sorgho et mil cohabitent sur une parcelle vitrine aménagée par l’Association des grossistes et détaillants d’intrants agricoles du Burkina Faso (AGRODIA), avec l’appui du programme Soil Values. À l’occasion d’une visite commentée, producteurs, autorités locales et services techniques ont pu constater les résultats des technologies mises en œuvre pour restaurer la fertilité des sols et améliorer les rendements. C’était le mardi 29 septembre 2026.

La parcelle visitée n’était pas un champ ordinaire

La parcelle visitée n’était pas un champ ordinaire. Elle a servi de cadre pratique pour présenter aux producteurs des variétés améliorées et des techniques culturales adaptées aux réalités locales. Sur le site, dix variétés de maïs à haut potentiel de rendement ont été expérimentées, aux côtés de quatre variétés de niébé, de deux variétés de sorgho et d’une variété de mil. Des associations culturales, notamment entre le niébé et l’arachide, ont également été mises en avant afin de diversifier les productions et de renforcer naturellement la fertilité des sols.

Pour Léon Zongo, coordonnateur du programme Soil Values

Pour Léon Zongo, coordonnateur du programme Soil Values, les résultats observés sur le terrain confirment la pertinence de la démarche engagée avec AGRODIA depuis trois ans. « Mes impressions sont bonnes parce que nous sommes avec AGRODIA depuis trois ans et nous travaillons à développer des technologies que nous apportons à travers ces parcelles au niveau des producteurs, pour accroître l’adoption des technologies dans leurs champs », a-t-il expliqué.

Même si la campagne n’a pas été favorable

Même si la campagne n’a pas été favorable partout, les cultures ont montré une capacité de résistance remarquable. Léon Zongo estime que les parcelles vitrines permettent de démontrer, de manière concrète, l’intérêt des pratiques proposées. « C’est vrai que la campagne n’a pas été bonne, mais on peut quand même s’en réjouir parce que les résultats que nous venons de voir sont vraiment très probants. L’adoption de ces technologies permet aux producteurs d’améliorer les rendements, les revenus et du même coup, la sécurité alimentaire », a-t-il souligné.

À travers le programme Soil Values, AGRODIA intervient

À travers le programme Soil Values, AGRODIA intervient notamment dans les zones de Kou et de Boromo, où des parcelles de démonstration ont également été installées. L’approche repose sur la gestion intégrée de la fertilité des sols : connaissance du sol, amendement organique, choix des variétés, fertilisation raisonnée et bonnes pratiques culturales. « Quand on parle de gestion intégrée de la fertilité des sols, on parle de la connaissance du sol, de son amendement, des questions de variétés et des pratiques culturales. Ce sont ces technologies qu’AGRODIA essaie de mettre en œuvre sur ces parcelles », a précisé le coordonnateur de Soil Values.

Sur le terrain, la fertilisation organo-minérale a particulièrement

Sur le terrain, la fertilisation organo-minérale a particulièrement retenu l’attention des visiteurs. Selon Alidou Ouédraogo, technicien supérieur d’agriculture à AGRODIA, l’amélioration de la production ne repose pas uniquement sur la qualité des semences. « La semence est un élément capital, mais la fertilisation est aussi très importante. Nos sols sont fatigués et il faut les nourrir avec de la fumure organique. Nous avons utilisé suffisamment de fumure organique pour amender le sol, puis nous avons associé des engrais minéraux, notamment le NPK et l’urée », a-t-il expliqué.

L’utilisation de la fumure organique contribue à améliorer

L’utilisation de la fumure organique contribue à améliorer la structure et l’humidité du sol, ce qui aide les cultures à mieux faire face aux périodes de stress hydrique. « Certains producteurs ont même pensé que les cultures avaient été arrosées. Pourtant, ce n’est pas le cas. C’est surtout parce que nous avons mis suffisamment de fumure organique, qui améliore la qualité du sol et aide les cultures à résister aux poches de sécheresse », a indiqué le technicien.

La parcelle a aussi permis de promouvoir une

La parcelle a aussi permis de promouvoir une formulation d’engrais spécifique au maïs, produite par la Société d’exploitation des phosphates du Burkina basée à Koupéla. Pour les promoteurs de l’initiative, l’enjeu est d’offrir aux producteurs des solutions accessibles et adaptées au contexte climatique actuel, marqué par l’irrégularité des pluies. Les légumineuses comme le niébé et l’arachide occupent également une place importante dans cette stratégie, car elles contribuent à fixer l’azote atmosphérique et à enrichir le sol, tout en procurant une récolte supplémentaire aux ménages, selon Alidou Ouédraogo.

Représentant le haut-commissaire de la province du Passoré

Représentant le haut-commissaire de la province du Passoré, Boukaré Zomodo, président de la délégation spéciale de la commune de Yako, a salué une initiative qu’il juge utile pour les producteurs de la localité. « Lorsque nous avons fait le tour du champ, nous avons constaté une multitude de pratiques qui donnent de hauts rendements sur les différentes spéculations. À notre sens, c’est une très bonne pratique dans notre localité, qu’il faudrait vulgariser au profit de l’ensemble des producteurs dans notre quête de souveraineté alimentaire », a-t-il déclaré.

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Source: leFaso.net
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